Lundi 22 mars 1 22 /03 /Mars 21:31
Réponses aux questions :

■ Les premiers sentiments éprouvés par le narrateur devant la statue, outre l’admiration provoquée par son « incroyable beauté », sont :
– une impression pénible devant sa malice et le dédain exprimé par ses traits qui semblent
refléter une absence de sensibilité ;
– puis un sentiment de malaise devant son regard qui le pousse presque à baisser les yeux, comme le guide ;
– enfin, un sentiment de colère envers lui-même pour se laisser en quelque sorte intimider
par une statue.
■ Les deux interprétations de « cave amantem » sont :
– « Prends garde à celui qui t’aime, défie-toi des amants »;
– « Prends garde à toi si elle t’aime » (p. 34, l. 88 et 93).
■ Le narrateur remarque, en plus de « [la] marque blanche un peu au-dessus du sein de la
Vénus […] une trace semblable sur les doigts de la main droite » (p. 38, l. 225-227). Le narrateur comprend que la pierre envoyée par l’apprenti a touché la Vénus en deux endroits distincts.
 ● Dans la description de la statue, on peut distinguer trois parties :
– p. 31 et 32, l. 20 à 30 : ce paragraphe correspond à la représentation de l’attitude générale de la statue : le haut de son corps est dénudé, elle lève une main à la hauteur du sein, avec la paume en dedans et deux doigts recourbés, tandis que l’autre main soutient la draperie qui entoure le bas du corps ; elle ressemble à un joueur de mourre ;
– le paragraphe suivant, l. 31 à 39, détaille la beauté de son corps et l’impression qui s’en
dégage ;
– le troisième paragraphe, l. 40 à 57, est consacré à sa tête et à son expression.
● Le champ lexical de la beauté est très développé ; on relèvera :
– « d’une merveilleuse beauté » (l. 20) ;
– « impossible de voir quelque chose de plus parfait que le corps » (p. 32, l. 31-32) ;
– « rien de plus suave, de plus voluptueux que ses contours » (l. 33) ;
– « rien de plus élégant et de plus noble que sa draperie » (l. 34) ;
– « exquise vérité des formes » (l. 37) ;
– « aussi parfaits modèles » (l. 39) ;
– « ce visage d’une incroyable beauté » (l. 54) ;
– « admirable statue » (l. 55) ;
– « une si merveilleuse beauté » (l. 56-57).
On peut remarquer que toutes ces expressions sont accompagnées de mots qui expriment le superlatif relatif ou absolu ou encore l’exception. Pourtant, dans le troisième paragraphe de cette description apparaît un autre champ lexical, celui de la méchanceté. On peut relever :
– « malice arrivant jusqu’à la méchanceté » (l. 50) ;
– « Dédain, ironie, cruauté » (l. 53) ;
– « absence de toute sensibilité » (l. 57).
● Cette Vénus diffère des autres statues grecques par l’expression de sa physionomie.
Généralement, les statues grecques sont caractérisées par une « majestueuse immobilité » (p. 32, l. 48), « une beauté calme et sévère » (l. 46), alors que le sculpteur a au contraire donné à cette Vénus « les traits contractés légèrement […], la bouche relevée des coins, les narines quelque peu gonflées » (p. 32, l. 51-53) de manière à lui faire exprimer des sentiments : « dédain, ironie, cruauté ». Un peu plus loin, le narrateur parlera d’« expression d’ironie infernale » (p. 33, l. 67).
● Des deux interprétations de « cave amantem », le narrateur préfère la seconde : « Prends garde à toi si elle t’aime » (p. 34, l. 93). Elle lui semble préférable à la première (« Prends garde à celui qui t’aime, défie-toi des amants », l. 88), car elle correspond mieux à « l’expression diabolique de la dame […] l’artiste [ayant] voulu mettre en garde le spectateur contre cette terrible beauté » (l. 90-92). Cette interprétation sonne donc à la relecture comme un véritableavertissement.
● L’autre inscription qui prête à double interprétation est « Veneri turbul… Eutyches Myro
imperio fecit » (p. 35, l. 124-126). C’est le qualificatif turbul qui fait l’objet de la controverse
entre les deux érudits. Pour le narrateur, il faut le traduire par « Vénus qui trouble, qui agite » (l. 140-141), ce qui serait toujours en rapport avec son expression méchante.
Pour M. de Peyrehorade, la traduction serait la Vénus de Boulternère, nom d’un village des
environs qui serait une déformation du mot latin turbulnera.
La traduction du vieil antiquaire paraît beaucoup plus fantaisiste, car elle repose sur des étymologies farfelues. Elle révèle sa volonté de démontrer l’ancienneté des sites du Roussillon dont certains remonteraient à l’époque phénicienne. L’interprétation du narrateur sonneencore une fois comme un avertissement et s’inscrit donc beaucoup mieux dans la logiquenarrative.
● L’épisode de la veille au soir avec les deux apprentis avait fait lui aussi l’objet de deux interprétations : celle des deux apprentis, selon laquelle la Vénus aurait rejeté la pierre, et celle, rationnelle, du narrateur qui pense que la pierre a rebondi deux fois sur le métal.
● L’explication donnée par les deux apprentis est renforcée par la présence des deux traces :l’une sur le sein, trace de l’impact, l’autre sur les doigts, qui pourrait signifier que la statue a bien pris la pierre entre ses doigts pour la renvoyer à son agresseur. L’explication du narrateur suppose, elle, une autre coïncidence : la pierre, par ricochet, aurait touché aussi les doigts avantde rebondir et de frapper l’apprenti à la tête.
Ces nouveaux indices semblent donc corroborer l’explication des apprentis, d’autant plus queleur découverte intervient après une description de la statue qui a souligné son expressiondiabolique et après la traduction de deux inscriptions dont on pressent qu’elles ont valeurd’avertissements.
■ M. Alphonse possède deux bagues :
– l’une est grosse et très ancienne, venant de sa famille (donnée par sa mère) ;
– l’autre est un simple anneau « tout uni », qui lui a été offert par une femme avec qui il a eu
une aventure à Paris deux ans plus tôt.
■ La bague destinée à sa fiancée est la grosse bague de famille.
■ Le mariage doit avoir lieu un vendredi. C’est M. de Peyrehorade qui a choisi cette date car
l’origine du mot vendredi est Vénus. Il voyait là un bon présage pour le mariage de son fils.

Synthèse :

Le narrateur est en proie à des sentiments contradictoires devant la statue : de l’admiration face à sa beauté, un sentiment de malaise par rapport aux expressions de son visage.

 

La perfection physique de la Vénus est associée à un caractère diabolique. Par ailleurs, les différentes descriptions et interprétations donnent peu à peu vie à la statue.


Par Mv Alves - Publié dans : FRANCAIS QUATRIEME - Communauté : Notre Dame Providence
Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Cours de français

  • : Le blog de Mv Alves
  • : Cet espace est à la disposition de mes élèves et de leurs parents. C'est un support de travail qui rappelle les notions abordées en cours de français et le travail à faire. Aucun commentaire ne pourra être déposé mais vous pouvez m'écrire à l'adresse suivante : mvalveslettres@voila.fr. A bientôt.
  • Le blog de Mv Alves
  • : cours 4ème 1ère Littérature
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Consultation des cours

Calendrier

Août 2014
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés